Une femme écrivain

 

Louise DREVET (1835-1898)

 

Né à Lumbin en 1830, Xavier Drevet entreprend des études de droit, puis épouse Louise Chaffanel, originaire de la Combe de Lancey.

A partir de 1863, Xavier prend la direction de l'hebdomadaire le Dauphiné et oriente ses articles sur la vie mondaine, l'alpinisme naissant, l'histoire locale et la chronique des stations thermales. Diversifiant ses activités, il devient éditeur en 1869 et, quatre ans plus tard, exploite une imprimerie au centre ville, 14 rue Lafayette.

A cette époque, sous le Second Empire, la presse longtemps bridée révèle une grande vitalité grâce à la conjonction d'homme d'affaires et une pléthore de talents qui modernisent les journaux. Elle donne un sens nouveau à la rédaction, faisant une large place aux chroniques, à la prose pleine d'esprit et aux romans feuilletons notamment avec ceux de Balzac, Dumas et Soulié.

C’est dans cet esprit que les romans historiques de Louise Drevet connaissent dans toute la France un large succès.

En 1864, fondatrice de la revue littéraire, historique et artistique Le Dauphiné, Louise Drevet brosse, avec ses collaborateurs, le portrait des dauphinois célèbres. Elle raconte les Nouvelles et légendes dauphinoises et publie de nombreux ouvrages historiques : La dernière Dauphinoise, Beatrix de Hongrie, Le petit-fils de Bayard, Le secret de Laudha, Philis de la Charce, La Perle du Trièves, En Matheysine, Une aventure de MandrinLes légendes de Paladru, La maison des îles sur le Drac. Ces œuvres lui valent le surnom de la Walter Scott du Dauphiné.

Lors de ses funérailles, en 1898, la ville de Grenoble témoigne à Louise Drevet toute sa reconnaissance. Ce jour là, la municipalité, la magistrature, l'armée, l'administration, l'université et la presse sont présentes pour honorer celle qui a incarné l'exaltation de la cité grenobloise.

C'est Lachmann, adjoint au maire, qui prononce l'éloge funèbre de l'écrivain, rappelant que cette femme distinguée, à qui ni un fait historique ni une légende du Dauphiné ne pouvait échapper, ne laissait personne indifférent grâce à la délicatesse de son esprit.

Sous le pseudonyme de Léo Ferry, Louise Drevet a su recueillir toute la force des montagnes, l'âme profonde de nos villages et décrire avec passion les scènes du passé et de la vie quotidienne de nos campagnes.

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