Un ecclesiastique

L’abbé GERIN (1797-1863)

 

Fils de tailleur, né aux Roches de Condrieu, Jean-Baptiste Gerin apprend le métier paternel à Lyon, avant de rentrer au séminaire en 1818.

 

Il est ordonné prêtre en 1821, d'abord comme vicaire à Saint-Symphorien-sur-Ozon, puis comme curé de Feyzin, pour enfin devenir archiprêtre de Saint-Symphorien en 1831. En 1835, il est ordonné curé archiprêtre de la cathédrale de Grenoble.

  

Fervent pèlerin de Notre-Dame-de-Salette, il participe de près à l'enquête de l'apparition de la Vierge de 1846.

 

Ami du Curé d'Ars, celui-ci dit un jour à des grenoblois qui lui rendaient visite : « Que venez-vous faire auprès de moi ? Vous avez à la cathédrale de Grenoble ce que vous venez chercher ici. » faisant référence à la vie exemplaire et désintéressée de l’Abbé Gérin.

 

Le Père Gerin s'occupe des pauvres sans démériter. Il leur rend visite, distribuant tous ses biens et rassemblant à la fois, ressources et bonnes volontés. Il crée des écoles et des ateliers pour la jeunesse, sous la direction des sœurs des écoles chrétiennes. Il apporte son soutien aux sœurs de la Providence et à leurs établissements scolaires. C'est aussi sur son instigation que les jésuites reviennent sur Grenoble.

 

Il fonde, pour les domestiques, une association de prière, de charité et de secours mutuels. Il prodigue ses conseils à une oeuvre d'accueil des jeunes sortant de prison.

 

Aimé d’un grand nombre d’isérois, des démarches pour sa canonisation sont même engagées en 1924.

 

La tombe de l’Abbé Gérin est un gisant au pied duquel de nombreux fidèles déposent fleurs et ex-voto.

 

Photos par Monique Bonvallet

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