Des grandes familles

Joseph Marie de BARRAL de MONTFERRAT (1742-1828)

 

Père de Louis de Barral, ami de Stendhal, Joseph Marie est d'abord Conseiller au Parlement de Grenoble. Acquis aux idées révolutionnaires, il devient Maire de Grenoble de 1791 à 1794 et rallie par la suite le pouvoir à chaque changement de régime.

 

"Monsieur le Premier président de Barral, (est) l'homme le plus indulgent et le mieux élevé".   Stendhal dans La Vie de Henry Brulard - Chap.XVIII.

 


 

 

Charles Joseph Laurent PLANELLI de LAVALETTE de MAUBEC

(1763 - 1854) 

 

La famille Pianello se disait issue des Planelli de Bitonto dans la région des Pouilles. Elle se fixe sur Lyon vers 1560. Baptiste Planelli épouse Marie Besset de la Valette et, leur fils, Louis Gabriel Planelli de la Valette devient le premier marquis de Maubec.

 

Charles Joseph Laurent, Marquis de Maubec, fils de Louis, ne peut entrer dans la cavalerie, comme il le souhaiterait, car sa famille émigre en 1790.

 

De retour à la révolution, il devient un des acteurs de la municipalité en place. Devenu maire, en 1815, il presse le Général Motte-Robert à capituler devant les troupes austro-sardes, les premiers boulets de canons tombant sur l'ancien Couvent de Notre Dame de Bois Roland, actuellement le Lycée Pierre Termier.

 

Inspecteur des Gardes nationales du département de l'Isère, Charles Joseph empêche les persécutions sur la population par les alliés.

 

En 1824, il est nommé préfet du Gard. Très vite, il est relevé de ses fonctions ne pouvant s'opposer aux insurrections des catholiques fanatiques qui sévissent dans ce département. Il revient alors sur ses terres et décède dans son château de Varces en 1854.

 


 

 

Calixte de PINA (1779-1842)

 

Balthasard Pina, ancêtre de Calixte de Pina, natif de Tullins, défendit vaillamment le Château de Tallard et prit la ville de Moirans durant les guerres de religions. Il fut anobli, en 1591, en récompense des services militaires rendus à la Province du Dauphiné.

 

Joachim de Pina, marquis de Saint Didier, capitaine de cavalerie porta lui aussi les armes avec la plus grande distinction.

 

Son fils, Calixte, camarade de Stendhal à l'Ecole Centrale de Grenoble (actuellement le lycée Stendhal), remplace en 1816 en qualité d’adjoint au maire, Chérubin Beyle. Il se fait nommer, la même année, maire de la ville. Très instruit, il se passionne pour la numismatique.

 

Stendhal, qui le déteste, dit de lui dans "La vie de Henry Brulard" : "M. de Pina, maire de Grenoble de 1825 à 1830, ultra à tout faire et oubliant la probité en faveur de ses neuf ou dix enfants, il a réuni 60 ou 70 000 francs de rente. Fanatique, sombre et, je pense, coquin à tout faire, un vrai jésuite... ».

 


 

 

Famille GAMON de MONTVAL: Généalogie d’une famille de robe

 

Pierre Gamon, bourgeois de Sainte-Agnès, acquiert à Biviers une propriété appelée « Le Mas du Bourget » en 1726. Elle se compose de deux maisons, d'une grange, d'une vigne de terres et de bois, avec un banc à l'église et un tombeau. En 1741, le testament qu’il rédige prévoit une rente pour sa femme et le reste de son bien à son fils François Gamon de Montval.

François Gamon de Montval, avocat consistorial du parlement de Dauphiné, épouse Marie-Bonne de Bertrand de Marinière dont il a deux enfants. Il décède à Grenoble en 1756 alors qu'il jouit "de plusieurs propriétés à Sainte Agnès et à Saint-Martin-d’Hères qui lui rapportent annuellement 55 000 livres".

 

Jean-Baptiste Gamon de Montval, chef de bataillon du génie, né à Grenoble en 1749, se marie en 1779 à Marie-Magdeleine Segond du Fay et décèdera vers 1820.

 

Alors qu’il est lieutenant-colonel du génie, Versailles lui confie la charge des fortifications de la ville de Grenoble, en qualité d'ingénieur du Roi, en 1789.

 

Il rédige une réflexion sur le projet du redressement du lit de l'Isère. Ce projet doit se concrétiser par la construction d'un canal à partir du hameau de La Gache jusqu'à Grenoble, pour éviter les inondations et rendre cultivables le plus de terrains possible dans la vallée du Grésivaudan. Ce projet doit aussi permettre à la ville de Grenoble de s'agrandir en asséchant les marais, pour éviter de nouvelles crues, comme ce fut le cas en 1733 et en 1778. Mais après une étude minutieuse de la topographie de la vallée du Grésivaudan, Jean Baptiste Gamon de Montval conclut qu'un redressement de l'Isère par un canal en amont de Grenoble augmenterait le courant de la rivière ce qui la rendrait impraticable. Il serait plus judicieux de placer le canal en aval assurant le repurgement de l'Isère de façon régulière tout en gardant les méandres. Il est en outre nécessaire d’élever des digues suffisamment hautes pour canaliser les ruisseaux qui sont à l’origine de nombreux débordements de l'Isère.

 

Les fils de Jean-Baptiste Gamon de Montval :

 

Charles-Antoine-Auguste Gamon de Montval, né à Grenoble en 1781, épouse Marie-Noël du Payrat, dont il a trois filles.

 

Ecuyer de Joseph Bonaparte, colonel d'état-major, officier de la Légion d'Honneur, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, il est nommé baron héréditaire par lettres patentes du 27 septembre 1823.

 

Selon son état civil, voici sa description physique : "Cheveux châtain clair - Front bas - Nez gros - Yeux bleus - Bouche moyenne - Menton court - Visage ovale et plein - Taille 1,68 m".

Il décède à Sainte-Agnès le 25 octobre 1834.

 

« L’aîné (Charles-Antoine-Auguste) étant avec Paul-Louis Courier dans un pied si bien devient un sale vieux ultra … Il fut colonel, ruina d’une vilaine façon une grande dame de Naples ; à Grenoble voulu souffler le froid et le chaud vers 1830, fut découvert et généralement méprisé. Il est mort de ce mépris général et richement mérité, fort loué par les dévots. C’était un joli homme, coquin à tout faire » - La vie de Henry Brulard – Chapitre XXIV – Stendhal.

 

Alexandre-Charles-Auguste Gamon de Montval est né en 1783 à Grenoble. Il habite au 145 rue de Bonne à Grenoble dans l'appartement familial. Il fut suppléant chef de brigade vers1801 et capitaine du génie lorsqu'il fut assassiné durant une mission dans le royaume de Naples.

 

Selon son état civil, voici sa description physique : "Cheveux blonds - Front bas - Nez gros - Yeux bleus - Bouche moyenne - Menton rond - Visage ovale - Taille 1,52 m".

 

« Alexandre Charles Auguste, le cadet Mon(t)val, buse à figure de buse mais bon mathématicien (terme d’école) a été massacré par les brigands en Calabre vers 1806, je crois. » - La vie de Henry Brulard – Chapitre XXIV – Stendhal.

 

Les blasons de la famille Gamon de Montval sont d'argent, au chevron de gueules, accompagnés de trois croisettes d'azur ; au chef du même, chargés de trois croisettes d'or. Ils sont sculptés, sur le monument funéraire, par Irvoy.

De Montval

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